Été 1981, ma mère devait garder une villa chez un couple de médecin, pour une durée de quinze jours. Ces gens avaient une collection de statuettes Africaines en bois posées sur des étagères. Dès que je me trouvais dans cette pièce, j'entendais des voix qui murmuraient mon prénom. Je me retournais en essayant de localiser l'appel, mais je ne distinguais personne. Je me sentais souvent vidée, épuisée, fatiguée comme si, on puisait mon énergie. J'avais envie de dormir, les poils de mes bras se hérissaient et je ressentais une atmosphère qui me pesait. Dès notre arrivée sur les lieux, ma mère choisit les chambres où nous devions dormir. Je voulais celle du bas, mais elle s'y opposa et décréta que ce serait celle du haut. Je lui expliquais que j'avais peur , mais c'était pas son problème. Dès que j'entrai dans cette pièce, j'eus une frayeur et la sensation de présence invisibles. Mon plexus se resserra et je ressortis rapidement. Je me sentais coupée du monde et enfermée dans une prison. Il n'y avait aucune vue, des murs de chaque côté, juste le ciel que je pouvais apercevoir quand je levais la tête. Je changeais les draps du lit. Je m'allongeais en bouquinant et espérant trouver le sommeil. Une heure du matin ma mère me demanda d'éteindre la lumière et de me coucher. Elle referma la porte derrière elle, je criais et la suppliais de la laisser entrouverte.
- Tu m'énerves, tournes toi et dors maintenant.
J'avançais la lampe de chevet pour que l'interrupteur soit à portée de main et j'ouvris la fenêtre en grand. Il me fallait absolument de la clarté pour évacuer cette tension. Je décidais déteindre la lumière, mais avant j'observais la pièce dans les moindres détails pour me rassurer. Il était déjà deux du matin j'éteignis enfin la lumière. J'entendis des bruits de chaîne dans la chambre ! Je rallumais la lampe il n'y avait rien d'anormal. J'éteignis encore une fois la
lumière, quand trois hommes apparrurent.Ils portaient des vêtements identiques, un pyjama rayé avec des bandes noires et banches. je supposais qu'il s'agissait de bagnards parce qu'ils avaient des boulets attachés à leurs pieds, qu'ils traînaient péniblement. J'allumais la lumière et ils avaient disparu, je me rassurais en me disant que c'était une hallucinaton. Je patientais une demi-heure tout en cogitant. J'éteignis encore une fois, ils se manifestaient encore, l'un entre eux tenait un coussin, ds ma tête je me répétais que ce n'était pas possible, je rêvai et c'était irréel. Je finnissais ma phrase, que le premier homme s'asseyait sur moi pour me bloquer les jambes, je sentais sa force. Le second ricanait sadiquement et le dernier s'approchait avec le coussin en direction de mon visage, puis d'un geste brusque essayait de m'étouffer. Il appuyait sur ma figure avec toute sa puissance, je me débattais et commençais à ne plus pouvoir reprendre mon souffle. Je paniquais mon unique but était d'éclairer cette lumière. Je me dégageais une main et appuyais sur l'interrupteur, ils avaient disparu, je me levais pour aller boire. Je visionnais ce qu'il venait de ce produire, je prenais conscience que je n'avais pas rêvé. Puis, une voix me chuchota à l'oreille
- Lily, Lily il faut que tu pries.
Une rancune m'envahie et je voulais les défier. Il me fallait absolument une autre preuve, je ne savais plus si c'était moi ki délirais? Et je devais me prouver que la prière était plus forte que ces fantômes.Sachant que c'était le seul moyen de me défendre si je voulais survivre et me raccrocher à la vie. J'éteignis la lumière en ne lâchant pas l'interrupteur.Ils m'attendaient encore ces traîtres. L'un des fantômes se [.....]
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